- L’artiste -
Ce soir-là, s’étant assis à table,
Il prit très vivement son stylo,
Mais se sentit incapable
D’écrire sur sa feuille un seul mot.
Le venin du fiel se diffusait
Si douloureusement dans ses veines ;
Il n’arrivait pas à l’exprimer,
Ça lui causait une grande gêne.
Ce qu’il sentait était ineffable.
Pour le dire il prit un couteau,
Le planta dans la feuille si coupable
D’être, pour ses idées, le tombeau.
La trace sur la feuille laissée
Etait le sillage de sa haine :
Il pu enfin s’extérioriser !
Et que plus jamais rien ne le freine !
Il jugea son ouvrage adorable,
Entoura la fente d’un halo,
Se crut à la peinture vouable
Et prit son œuvre pour un tableau.
Abrougui Mohamed Anis
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3. cody bunk Le 12/12/2008 à 15:05
2. Apolline Le 08/06/2008 à 18:17
1. mokles Le 07/06/2008 à 15:19
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